En mars 2009 dans Var Matin

Père René-Luc : « Dieu accepte même les bras cassés »
« Ma vie a basculé lorsque mon beau-père, un truand, s'est suicidé devant mes yeux, dans la rue, en se tirant une balle dans la poitrine », raconte le père René-Luc, prêtre du diocèse d'Albi, de passage à Hyères jeudi. Telle une vedette, le père René-Luc a vécu une journée marathon, jeudi dernier. D'abord au lycée Maintenon puis à l'église Saint-Louis, le prêtre du diocèse d'Albi (Tarn), âgé de 43 ans, est venu livrer le témoignage d'un « parcours de vie atypique ».

Né de père inconnu, élevé par un truand, le père René-Luc a « rencontré » le Christ à l'âge 14 ans, et « choisi un autre chemin que celui de la délinquance ».
Var-matin : Pourquoi parcourir la France pour livrer votre témoignage ?
Le père René-Luc : « C'est une mission que l'on m'a confiée cette année. Dix jours par mois, j'interviens auprès des jeunes, dans des établissements scolaires ou dans des églises pour délivrer un message. Deux en fait : rien n'est fichu même quand c'est mal parti et Dieu accepte même les bras cassés. »
Quand et pourquoi avez-vous décidé de servir l'église ?
« Ma vie a basculé lorsque mon beau-père s'est suicidé devant mes yeux, dans la rue, en se tirant une balle dans la poitrine. Peu après ce choc, j'ai entendu le témoignage de Nicky Cruz, un célèbre chef de gang portoricain de New York qui s'est converti à la foi chrétienne. C'était clair dans ma tête : je suis devenu prêtre en 1994. »
Rencontrez-vous aussi des personnes non pratiquantes ?
« Oui, énormément. Ce qui est intéressant, c'est que l'on parle de sujets universels : le rapport à la famille, les choix importants à faire dans une vie. J'ai aussi été dans des prisons où l'on me demande souvent ce que je serais devenu si je n'avais pas changé radicalement. Un détenu condamné pour meurtre a même répondu un jour : " Si tu n'avais pas fait ce choix, tu serais dans la cellule d'à côté ! " ».
par T. H.

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